16 Juin – Pourquoi des habits ?

La chaleur étouffe et l’air chaud asphyxiant fait regretter dès le petit matin, de ne pas être né poisson ou brin d’herbe dans un oasis.
Ici, je n’ai pas vraiment l’impression de m’habiller. Je porte juste lourdement quelques bouts de tissus que j’espère toujours plus légers et aériens et qu’il m’arrive plusieurs fois par jour de tremper dans l’eau.

J’attends le vent mais le vent dessèche. Alors j’attends la pluie qui n’existe pas. 

Cela fait bien longtemps que j’ai perdu le sens de m’habiller. J’ai trois shorts, trois débardeurs qui se suivent et s’ensuivent sur mon torse transpirant.

Plus de chaussures. Dormir nu sous un draps au son des vagues. 

J’ai un habit blanc pour les canicules épaisses, un brun clair lorsque je pars randonner et un noir que je porte si le ciel est sombre et le fond de l’air venteux. Au bout des semaines, tous se rejoingnent dans un marron terreux et de sable, uniforme des crapahuteurs, aux couleurs du sol, de l’air et des montagnes.