1 Juillet – À moi l’océan

Quand je serai de retour, je veux savoir ce que je ferai.

Je sais exactement ce que seront mes premiers pas.

Vacillant, retrouvant doucement la douce odeur du quotidien abandonné et violé durant toute une année, je descendrai les marches d’une terasse de bois. Je veux qu’il fasse chaud. Et vert. Vert chaud.

L’eau sera fraîche, le jardin coloré d’ombres planant sur ma tête remplie de poèmes voyageurs.

Je veux aller au cinéma avec mon petit frère, retrouver ma famille, rencontrer mes ami.e.s, tous les étreindre comme un ou une, leur dire comment tout est beau ailleurs, et leur raconter des merveilles. Les écouter pendant des heures jusqu’à me faire berçer par les images de mon absence.

Je prendrai deux jours pour dormir et engloutir en dormant, les événements de voyage qu’en un an, je n’ai eu le temps de réalise

Il fera chaud et le soleil de jour comme de nuit pleuvra sur nos peaux comme dans les pays où il ne pleut jamais.

On sera tou.te.s si be.lles.aux et enchanté, le matin apportera le goût d’un nouveau départ

Regardez cette faim insatiable et ce ventre rebondi, faim de voyages et d’aventures, à la conquête de rencontres comme si plus loin, encore plus loin, c’était mieux car c’était différent, et plus loin encore, plus différent toujours.

Vivre est une marche, et maintenant je veux courrir. 

Respirer a plein poumons.

Le monde est moche et je m’en fou.  Plus qu’une part de vie pour faire éclore la beauté. 

Mon corps est un navire, chahuté par les flots, chantants, de la vie. L’océan me porte et me propulse et me retourne, je rattéris chaque fois comme je le peux. Et je l’aime. Et je le veux. Partir si loin pour se rendre compte que la passion était si proche. Malgré tout je le veux encore.

Ressentir le frisson, apporté par les vagues, de lorsque je me perds, que je saigne ou que je pleurs, me sentir abandonné par l’écume jusqu’à trouver, toute petite et cachée, la solution qui me permet de rebondir. Les jours heureux.

Îles enchantées, contrées profondes, à bientôt, à très vite, ce n’est qu’une entracte qui nous sépare.