8 Juin –  À l’espagnole 

. Les soirées tapas dans la vieille ville sont tellement pitoresque. Le long de la grande rue, dégoulinante, tous les bars ouverts, tous les bars débordent. Le concentré de surpopulation gonfle, goutte et coule à flot dans les ruelles aux couleurs sud-américaines. Mojito glacé et guacamole, humus et courgettes, tous les sens explosent en farandole comme un feu d’artifice de mille teintes.


. Le marché est bruyant et bondé, coloré et chatoyant. On y entre en masse alléchées et en ressort les bras chargés. C’est un vieux bâtiment si traditionnel. Rouge sous le soleil délicieux. Les fruits sont des flots, les clients des vagues. Quelques reflux de passants happés au hasard, par un tourbillon incroyable de mille senteurs et mille couleurs. Mais surtout le tourbillon du bourhaha qui s’élève comme en compétition avec lui même.


. La rue n’est pas passante ce matin, le vendeur le sait, mais inlassable il continu de vendre ses billets. À deux pas, le bazar asiatique n’est pas plein non plus. Ils sont nombreux ces bazars, la concurrence est importante. Mais lui , l’homme, reste là, sous son parasol, son petit tabouret de bois. La table est de fortune. Il récolte les pièces au compte goutte. Le vendeur de rue, de tickets de loto. Il y a tellement de vendeurs de cette sorte ici. Les espagnols ont-ils tant que cela, espoir en la chance ?