19 Juin – L’ozone et le vent


Sur le plus haut des toits du village, du plus haut des villages de la montagne, de la plus haute des montagnes de l’île de Gran Canaria, je survole, surveille, surnage, domine et veille, sur la vallée qui dort encore.

Adossé à un massif de roc, je lis un livre nul en anglais. Je comprends les mots mais pas l’auteur. Mon dos au soleil, j’avale les pages de l’aube. 

Autour de moi le sommet s’éveille et la vallée voit le jour dans un océan de merveille, je m’extasie devant la beauté du monde. 

Je crois être en pesenteur, regardant sous la couche d’ozone, les nuages et le vent, emporter la nuit battante, la froidure norcturne, les ombres crépusculaires et me faisant perdre ma page.