7 Juin – Pour toujours à vélo

Qu’est-ce que je me sens bien sur la selle. Mes jambes s’étirent, les pédales se remuent, les roues se miroitent, le vélo prend vie. Peut-on s’émanciper à vélo ? C’est tout un corps mécanique qui respire.

Besoin d’aller faire des courses ? Vélo. Rejoindre Podemos ? Vélo. La plage ? Le parc ? La brocante ? Un rendez-vous ? Encore vélo.

C’est un peu ma deuxième semelle, mes chausettes d’extérieur, je l’enfourche en franchissant la porte et le dépose à mon retour. 

Une poésie vulgaire incessante au son des klaxons ou des piétons que j’indigne, je me faufile aux quatre vent, routes et troittoirs, traversant les feux rouges, la vitesse comme seul guide, je dévale les côtes et les pentes dans le vide. Je dépasse quiconque, je rattrape tout le monde, bosse, rainure, pavé, rebord ou plaque d’égout, je surmonte tout.