25 A – Le défilé des étoiles

À plumette ou à froufrou, rondelettes ou petits choux, les poulettes dans la cour comme sur la piste, s’imaginent des artistes à venir

Plumes jusqu’au cou, plume sur les pattes, chaussons et chaussures de plumes, boa ou écharpe, robe de soirée, robe d’été, costume à la voie lactée. Mille nuances de bruns et mille nuances de rouge, milles nuances de gris, de beige, de blanc, de noir, de vert d’orange, de blond, grand jour. Les poulettes étoiles, dans la cour comme sur la piste, pavanent leurs robes, comme des artistes. Défilé ? Partez !

Première sur la piste, de son chapeau de plumettes, la poule-coiffée lance le bal.

Mais sa robe brune comme les bois n’a rien à envier aux chaux rayons lumineux de la poule-soleil.

Les autres poules à coiffe font leur entrée. Préparées à point, et scrutant le public du haut de leur chapeau de plumes, elles promettent un spectacle des plus enthousiasmant.

Après le brun clair et foncé, après les couleurs vives ou chaudes, après le délicieux marron des robes de saison aux milles nuances, voici les poules- nuisettes-de nuit. De leur robe ciel-étoilé, lune d’été, pleine lune ou nuit noire, de leurs différences de leur teintes, elles dévoilent des apparat des plus complémentaires et ravissants.

Même le gris d’ordinaire si pâle, prend alors des couleurs de luxures et emplit de jalousie ses congénères, mille gris comme le ciel, le nuage, l’aube brumeuse, le crépuscule discret.

Alors arrive la grosse. Grosse et grande. Imposante et majestueuse. Sa robe est la plus longue, certainement la plus belle. Et émerveille à son passage, penaudes, toutes les gens envieuses de ses courbures zt de ses formes d’opéra.

Plus discrète qu’aucune, la petite-blanche s’essaie au défilé, sur le côté, répète ses pas de danceuse. Un à gauche et l’autreà droite,

… lè

ve le pied et…


… tourbillone !

Malheureusement la dance a déjà son champion. Donald-canard dans sa flaque restreinte, innove le mieux par ses corégraphies aquatiques

Et avant la dernière ligne droite, de tous les bruns possibles, du tendre au pâle, du fort au puissant, teinté de noir, de blanc, de beige et de doré, parsemé, semé, égrainé, chapardeur, malicieux et sucré, les dames de caramel font de nouveau entrée.



Presque cachées jusqu’alors, vient le tour des dames de la nuit. Sombres et apaisantes, calmes et sereines, constantes et silencieuses, elles traversent la piste, crête vive dressée, signe de la dernière entrée.

Et alors en retard comme de coutume, les canetons de la dernière semaines déboulent en trombe sur la scène près à s’éteindre. Maladroits, irréguliers et si peu gracieux si loin de leur mare, jeunes canetons soulagés d’avoir pu faire leur entrée.

À leur départ alors enfin, prêtes à repartir en coulisses, les dames de nuit ferment la marche, résignées et décidées, closent les rideaux pourle prochain défilé.

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