Ts 16 Mai – Les dix premiers pas

Le Paseo de la Cantera est un serpent rose et paisible qui ondule du côté ouest de la ville. 

Les vagues agitées dévorent les plages, sussurent de plaisir à la marée basse, la plage qu’elles dénudent.

Je traverse les rues symétriques et rectilignes, bruissantes de poèmes d’oiseaux exotiques, chantantes de langues étrangères. La ville est un cadrillage de béton appliqué sur une jungle. Le vert est écrasé mais dépasse du cadre.

Las Palmas est un ville de bruit et de couleur, de mouvement et de chaleur. De vendeurs de rues et de danseurs, de chanteurs.

Massif épais, le sable dégouline. Comme l’or à midi, reluisant de feux trésoriers, il rivalise avec le disque solaire.

Les façades, du rouge au bleu, du vert au blanc, du jaune à l’orangé, oui, les façades sales à leur manières, me donnent un sentiment semblable aux tableaux impresionnistes dépeignant une villes.

La planche de surf déchire le tissus bleu et limpide. La mer se fend et seigne. La plaie est béante et s’ouvre au ciel de mille dents, comme un sourire d’enfant.

Les espaces verts sont des oasis. Chaque carrelage d’ombre, à midi tapante, est une auberge.

Multiples et alléchants, je regarde les Fruterias remplies de promesses sucrées à qui veut bien les acheter. Les bouquets de bananes, les paniers de mangues, les colliers d’ananas, les rivières de dates, les fleuves de papayes.

Bercé par le soleil, le port semble calme.

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