11 Mai – Tant de bonheurs

Lieu : France, Picardie, Amiens

Calendrier : étape France 2/2 jour 3/7

Avec les présidentielles. J’étais resté sur ma faim. Déjà, je n’avais pû « que » m’investir via internet (Mélenphone, facebook, tweeter, mailing, youtube…) mais en plus -et surtout!- ces élections m’ont semblées si étranges : un second tour inutile, des affaires de corrumptions surpassant les programmes, des débats accédant peu aux échanges d’idées, une violence inédite de la part du système politico-médiatique… comme si c’était une élection « volée ».

De retour en France, voilà en plus, ici, à Amiens, avec Picardie Debout, l’occasion en or d’une revanche politique.

De tôt le matin à tard le soir, souvent de 7h30 à 23h30, ce n’est que du bonheur. Je mange, je bois, je dors, je rêve, je lis, j’écris, je colle, je tracte, j’affiche, je convainc, je boîte, je vis Picardie Debout, le mouvement de soutient à la candidature de François Ruffin aux élections législatives.

Voici le moment de vous faire part de trois moments de pur bonheur que j’ai pû passé à les aider. Oui, ce ne sont peut-être pas mes instants favoris exhaustifs de mon séjour, mais qu’est-ce que j’ai pû me sentir heureux en les vivant ! Il est temps que je vous les partage…


1. La joie des premières fois

1044 tracts distribuées en une semaine. Tant de portes frappées, de rencontres, des collages jusqu’à si tard, tant de boîtage, tant d’appels téléphoniques, de rues traversées, de panneaux trouvés, de contacts récoltés, tant de pas ont franchi les quartiers, tant de colle a coulé et tant de bonheur à la clé. J’avais déjà participé à des campagnes, mais jamais jusque là 24h/24. En plus des actions militantes ordinaires, c’est un mode de vie que j’ai découvert. Je réfléchi, je pense, je mange, je dort, je respire campagne. Si dans la rue je croise un espace de 40 sur 70cm, stop ! Arrêt, je coche la carte du quartier pour le prochain collage. Feu rouge, stop ! Autocollant. Que je sois en vélo ou en voiture.

2. Travail de groupe, solidarité émouvante

Qu’est-ce qui me plaît dans la politique ? Le commun. Le fait que même si la vie est aujourd’hui dure, injuste et arrogante, l’espoir persiste car la lutte est globale et fraternelle. Alors forcément, quand on est trente pour du porte à porte, cinq fourgons pour du collage, lorsqu’on pose des panneaux tous les kilomètres le long de la voie rapide de la circonscription, lorsqu’on me fait confiance, lorsqu’on se fait confiance, lorsqu’on se partage les tâches, lorsqu’on crie ensemble, lorsqu’on se sert les coudes, qu’on va boire un coup à la fin de la journée, et avant aussi, et pendant, et lorsqu’on enfile nos beaux T-shirts, lorsqu’on rencontre des soutiens, lorsqu’on raconte chacun ses histoires, lorsqu’on qu’on agit si bien, tou.te.s, ensembles, coordonné.e.s, forcément, alors, je craque, de larmes de bonheur. Comme c’est intense.

3. Trop fort

Il y a des chances que le dernier point soit celui que vous préfériez. C’est incroyable. Amiens est traversé par un fleuve. Proche d’un pont, une statue de fer. Un être humain, seul, beau, fort, mas seul. Et nu. Il a l’air d’avoir si froid au milieu de l’eau. Bien que je doute que cela soit fait intentionnellement pour son confort, la tradition veut que les Amienois.es l’habillent de leurs moyens. En campagne électorale… forcément vous devez deviner. Macron a été à peine élu que le fier logo de Lafleur reprend sa place sur la statut.

Je vous laisse avec les photos.

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