Ts14 M – Nature anglaise

On se croirait presque dans un univers de Tim Burton. La forêt lugubre dans Alice au Pays des Merveilles.

Les arbres nus fendent de le ciel de leurs branches sinueuses et irrégulières, contorsionnées par le vent.

À leur racine, toujours des prés verts, touffus d’herbes humides, délimités entre eux par des murets de pierre grise, sinon par la forêt.

Et à l’aurée on croise parfois des éleveurs de rapaces.

Des moutons, agneaux, essaiminés comme des graines jetées à l’improviste, tâchent de blanc, le paysage monotone.

Mais ni le vert perçant de l’herbe, ni le blanc doux de la laine ne parviennent à égayer les collines et les vallons : les nuages gris sont comme un couvercle sur la région, rendant l’air frai, toujours plein de gouttelettes presque pesant.

Les maisons sont de briques grises comme l’horizon, la mer et le ciel les jours nuageux. Leur toit reflète les couleurs des cieux. 

Finalement les seules couleurs sont dues au printemps qui a abandonné dans cet univers morose, quelques jonquilles, quelques narcisses, quelques jacinthes glanées en forêt, plantées en jardinière.

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