Ts14 F – La belle Vienne

Toute personne qui l’aperçoit la remarque à son collier. Plusieurs tours, découpés comme rues et ruelles, croisés comme en avenue, reliés comme en bouvevards, il tombe à symétrie sur son cou délicieux où courent, comme les touristes en flots, les plis d’une gorge embonpoint.

Son cou est sa partie centrale, la plus travaillée, la plus attirante. On s’y perd en laissant promener son regard, on ne se lasse pas d’y flâner. Quel plaisir luxueux, quel ambition intime, dès cet instant on la pénètre, on la dévoile, on la rencontre et on la connaît. On perd de vue le ciel, les nuages.

On s’attarde sur les dorures de son encoulure, on se laisse couler sur ses formes dorées.

Plus bas n’existe pas, plus haut n’existe trop.

Ses seins délicieux, cachent un coeur amoureux. Amoureux du beau et de l’art, le quartier des musées, l’hôtel de ville, la gare.

Ses formes, ses courbures, ses arcades, passagères, tracent sur son corps les traits d’un entretien acharné et pointilleux. Les arrondis de ses coins, dessinent le coprs idéal et rêvé d’un architecte soigné.

Son regard idyllique, son doux menton, ses fosettes, ses joues et son nez retroussé forment le visage d’une grâce rarement atteinte, malgré les siècles d’effort, l’exercice du passé, les vestiges des millénaires derniers semblent se lier harmonieusement et compilent en coeur, le nouveau portrait d’une belle rajeunie.

On se laisse porter par les flux journaliers, tantôt pressés, tantôt envoûtants de ses émotions passagères, de son transport quotidien. 

De ses fesses à ses pieds, les parties périphériques de son tout ne sont pas moins pleines de charme. Elles se versent pleines d’allégresse vers les contrées étrangères et donnent à la belle, cette sillouette légère et élancée.

Plus haut, parfaitement calculées, les bouches ouvertes, comme voies publiques, aspirent les passants, entraînent les perdus, attirent les curieux. Envoutantes.

Absorbés par son intérieur, nous découvrons ses entrailles riches et spacieuses, étendues, étrangères, dignes preuves d’une santé externe.

Flambantes de lumières, comme des perles et bijoux, on croit lire dans son estomac, sa beauté prometteuse. 

On s’y affaire, on s’y presse, pour le dernier spectacle, celui de son sourire.

.Car rien n’est plus joyeux qu’une belle qui sourit, et innonde en son sein subjuguant, les passants de soleil. Car rien n’est plus merveilleusement merveilleux qu’une âme femelle qui s’epprend d’un ensoleillement. D’un sourire ensoleillé, d’un ensoleillement de gaieté.

Comme Paris pour la France, lorsque la belle s’enrhume, tout le pays éternue. Lorsque la belle courbe ses lèvres, le pays entier rayonne.

Il aura suffit d’un bruissement de peau humide, d’un hasard heureux, d’un avènement soudain, pour qu’avène soudaidement la plus heureuse expression de joie, libérée par le sourire enchanté de sa majesté.

Sous les nuages lègers et le temps qui s’éclaircit.

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