Th16 F – Mon nouveau chez moi

Je dors sur un matelas dans l’atelier des enfants. Une porte-fenêtre à meneaux donne sur les toits de la ville -notre immeuble surplombe légèrement les bâtiments voisins.

Les enfants entrent dans la chambre sans gêne. Au matin ce sont eux qui ne réveillent, ils entrent sur la pointe de pieds, mais la porte grince un peu et leurs gentils éclats rires sont ceux du silence brisé.
La chambre n’est pas grande mais longue. Sur les murs des étagères jusqu’au plafond. On y range toutes sortes de boîtes pour toutes sortes de jeux. Au bout, la fenêtre, la ville et mon lit. La bibliothèque aussi.

Remplie de couleurs et de lectures du soir, ce petit meuble bois me fait face. Chaque soir ou presque, parfois le matin, je lis avec les enfants les aventures des barbapapas, d’Hannah à Münich, ou celles d’un ourson qui cherche du miel, et celles de plein d’autres créatures étranges. Ce qui me fait plaisir, c’est leur écoute silencieuse, preuve qu’ils comprennent ma lecture.

Sur le fauteuil de faux cuir noir, sur les étagères remplies, sur le placard blanc crème du fond, sur l’avion bricolé accroché au plafond, sur les pots de crayons, de plumes récoltées de promenades, et sur tous ces petits trésors insignifiants d’importance, flotte comme un air de création et d’imagination délicieux qui berce les rêves des enfants, construit leurs jeux et me chuchote à l’oreille que je reviendrai. Je le crois.

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