Wed, October 5 – Vivre l’île 2/5

​Les transports

40km de long. 20 de large. L’île n’a pourtant pas de moyens de transports. Pas de bus. Du tout. Le bateau est utilisé par les pêcheurs, certains locaux ou des touristes bien équipés. Pour le reste, véhicules motorisés. Et limiter cette appellation à « voitures » serai un raccourci trop vite fait : du plus archaïque scooter aux taxis vieillots, Samos compte une biodiversité motorisée très riche. Ne serait-ce qu’avec les voitures pour apprentis qu’on peut conduire sans permis : simple voiture, camion, camionette, voiture de poste… les créateurs insulaires sont particulièrement inspirés. (À moins que ce ne soient les résidents qui y trouvent à chacune une utilités ?) Et puis aussi, les mobylettes. Comme toutes les îles grecques, elles ont à Samos comme sur toutes les autres leur place bien à elles. Elles servent aux grands-pères qui vont au marché, aux jeunes hommes partis à l’aventure ou aux pères pour amener leurs enfants à l’école.  Mais également, et cela est plus surprenant dans une société de culture méditerranéenne, aux jeunes filles et aux femmes de tout âge notamment pour se rendre au travail. Et comme la retraite n’existe pas ou presque  (j’y reviendrai plus tard), les grand-mères, femmes de ménage ou cuisinières ont leurs véhicules. Notre cuisinière d’Archipelagos a également la sienne : une image bien décalée de la féminité occidentale qu’on nous présente en France !

Ce sur dont, pourtant, je voudrai porter votre attention, c’est les « casses ». Car ici cela n’existe pas. Tout simplement. Qui est alors assez riche pour ramener sa voiture pour s’en séparer sur le contient  ?  Peu importe, ce qui ne le sont pas les laisseront ici, à un tournant, le long d’un chemin forestier ou à la sortie d’une ville. Ces lieux sont ainsi peuplés de vieux véhicules usagés. Et pour mesurer leur ancienneté, tel les arbres et les cercles de la tranche de leur tronc, il existe un rituel : estimer le nombre de centimètres de la voiture enseveli dans le sol ! Difficile à imaginer je suppose. Dites vous qu’en restant à l’abandon, le temps, la poussière et les gravas s’entassent autour de sorte que les véhicules disparaissent graduellement, absorbés par la terre. Le maximum que j’ai pu voir fut jusqu’au sommet des roues. Mais bien souvent cela ne va pas aussi loin avant que les carcasses se délitent d’elles-même à force d’intempéries. 

Pensons-y, la fois suivante qu’on utilise les services de l’état. Pensons combien ils nous sont chers, utiles et essentiels et combien il est important qu’ils restent publics et par définition pour tous 😊

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