Sun, September 4 – Ce qu’il faut et ce qu’il ne faut surtout pas

Sans doute que vu de France, un jeune de 17ans parti à l’étranger paraît en vacances – et que dire d’autre si pendant ce temps tous les autres de son âge sont au lycée, eux !?.

 Peut-être même bien que vous-même, si vous avez un jour l’occasion de faire un choix semblable, tous vos proches vous gratifieront alors de « Chanceux ! » ; « Quelle chance ! » ;  « T’imagines ta chance ? »…
Mais s’agît-t-il vraiment de vacances ? On sera alors tenté de répondre que cela dépend des personnes dont il s’agît et on aura sans doute bien raison.
À vrai dire je ne sais pas moi même si ce que je vis s’appelle des vacances. Je ne sais même pas si c’est le bon choix. Je crois simplement pour l’instant savoir qu’il n’y a pas réellement un bon choix mais d’innombrables possibilités et que j’ai fait ce choix au dernier moment où la vie me me proposait. Avec ça, je suis aussi certain que mon année peut devenir ce que je décide d’en faire. Me voilà alors livré à moi-même sur une île, lointaine de ma petite France, où le parallèle entre la sauvagerie de la nature et ma situation plus indépendante de tout que jamais, semble trop évident, et noie ces deux définitions de la liberté en une seule. Plus vaste, plus large, plus libre

 encore. 

Alors quand on dit « Quelle chance ! » il faut savoir que c’est avant cela même un choix. Dont la chance est un facteur de possibilité, certes. Mais cela n’en demeure pas moins un choix, qui, inéductablement implique d’autres décisions. Des choix encore des choix. Des sacrifices, des contraintes, des renoncements. Tout ça pour ça en fait. 

L’année à venir en devient donc plus chargée de responsabilités alors, car elle en est plus décisive. En fait elle peut tout devenir.
Ce qui me fait peur finallement, c’est la paresse. L’ivresse de la fatigue, du repos. Ce renoncement en quelque sorte. Se dire : je ferai ça plus tard alors qu’il serait si sage de le faire maintenant. Se sentir fatigué, dormir. Se réveiller. Et se sentir plus fatigué après. Se donner une chance, deux, puis trois. Et mener une vie de chances quotidiennes devenues insignifiantes. C’est cette inclinaison à la satisfaction personnelle qui me donne des frissons dans me dos. Et j’ai horreur de me surprendre à y tomber alors que mon choix d’être ici me l’interdit. Alors, je veux planifier. Écrire tous les jours, apprendre, lire, l’anglais, le français, l’allemand même. Tout. Le Gabon, la France, les États-Unis. Parler, avec tout le monde. Sortir. Dès que c’est possible. Interagir. Tout le temps. Ça me donne le tournis rien que d’y penser. 

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